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Qu’attendez-vous d’une Mercedes ? Une technologie de pointe, un confort inégalé, une finition impeccable et une sensation de luxe à chaque trajet ? Malheureusement, la classe B est un modèle qui a du mal à satisfaire à ces critères. Voyons ensemble pourquoi il vaudrait mieux éviter la troisième génération de la Classe B.
Un confort acoustique en deçà des standards Mercedes
Avez-vous déjà roulé dans une Mercedes où il était impossible de tenir une conversation à vitesse d’autoroute sans élever la voix ? Un vieux modèle diesel de 20 ans ne présente pas ce problème. Ses portières se ferment avec la solidité attendue d’un véhicule étoilé, contrairement à cette nouvelle Classe B qui demande parfois une seconde tentative pour une fermeture correcte. Ce n’est pas un simple « c’était mieux avant », mais une réalité surprenante pour un modèle souvent prisé par les conducteurs seniors fidèles à la marque.
Une insonorisation insuffisante
Lors de nos tests, nous avons également examiné les modèles A-Class et CLA, qui partagent la même plateforme. Ces derniers se sont distingués par leur silence de roulement remarquable. La Classe B, en revanche, souffre de bruits de roulement envahissants, de sifflements aérodynamiques au niveau du toit panoramique et d’une isolation phonique décevante. Même à volume modéré, la radio devient difficilement audible. Les moteurs essence, quant à eux, produisent un son étonnamment présent, non pas sportif, mais forcé.
Pourquoi un tel écart avec l’A-Class ? La forme de la carrosserie pourrait jouer un rôle en amplifiant la propagation sonore. Certes, son coefficient de traînée (cW) de 0,24 est excellent, mais il ne se traduit pas par une efficacité énergétique optimale. Les 5,4 L/100 km annoncés par Mercedes restent théoriques : notre test a montré une consommation minimale de près de 7 L/100 km, même en conduite éco.
Une électronique trop intrusive

L’architecture électronique de la Classe B offre certes des systèmes d’aide à la conduite et un infotainment avancés, mais leur réglage excessivement préventif est irritant. L’alerte de collision se déclenche fréquemment, et le régulateur adaptatif freine brusquement malgré le clignotant activé pour dépasser un camion. De plus, à chaque démarrage, il faut désactiver manuellement l’alerte des ceintures arrière, même sans passager.
Cumulées, ces faiblesses rendent l’expérience de conduite frustrante. Si le châssis privilégie le confort, il en résulte un roulis prononcé en virage. Les jantes en alliage de grande taille amplifient les secousses sur les irrégularités de la route, ce qui pourrait être amélioré avec des roues de série plus petites. Par ailleurs, les versions moins puissantes disposent d’un simple essieu arrière à bras tirés, une solution économique qui semble peu justifiée vu le prix du véhicule.
Un espace intérieur correct, mais des détails irritants
Si la Classe B propose un bon volume intérieur, elle impose une position de conduite maladroite pour les grands gabarits. Le tableau de bord recule les passagers, tandis que les pédales et le volant restent trop avancés. L’espace à l’arrière est correct. Toutefois, la modularité est moins pratique que sur ces concurrents.
Une alternative plus cohérente : la Classe C
Destinée à offrir un compromis entre confort premium et prix plus accessible, la Classe B coûte en moyenne 6 000 € de moins qu’un break Classe C. Pourtant, elle ne paraît pas forcément moins chère, et les conducteurs réguliers trouveront la Classe C bien plus agréable. Pour ceux insistant sur la Classe B, nous recommandons les motorisations essence d’entrée de gamme, les versions plus puissantes étant trop bruyantes sur autoroute. Pour le diesel, le 200d est un meilleur choix que les petites motorisations d’origine Renault, offrant une consommation similaire, mais de meilleures performances et une boîte à 8 rapports plus homogène.
Un équipement technologique attractif

Le système multimédia est un point fort. Le pack de navigation Premium (1 660 €) ajoute un double écran de 10,25 pouces et un GPS parmi les meilleurs du marché. L’option réalité augmentée, (297 €) améliore la navigation avec des indications superposées à l’image réelle. Un affichage tête haute (1 178 €) est disponible, mais certains modèles testés avaient des problèmes de mise au point. Enfin, nous déconseillons le Keyless-Go (428 €), peu fiable sur nos véhicules d’essai.
Des défauts faciles à corriger
Notre critique peut sembler sévère, mais pour une marque aussi prestigieuse, les clients attendent un véhicule presque parfait, ce que cette Classe B n’est pas. Quelques ajustements de suspension, d’insonorisation et d’assistance électronique suffiraient à résoudre l’essentiel de ces problèmes.
Cela dit, une qualité Mercedes subsiste : passé 145-150 km/h, le bruit n’augmente plus, et la combinaison de la suspension moelleuse et de la direction précise assure un agréable confort autoroutier. Dommage que le silence ne soit pas à la hauteur du reste.
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