Voiture la plus vendue en France en 2025 : classement et bilan des immatriculations

Voiture rouge sportive garée devant bâtiment ancien, image qui illustre la voiture la plus vendue en France en 2025.
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Quelle voiture les Français ont-ils le plus achetée en 2025 ? Sur un marché automobile encore fragile, un modèle sort clairement du lot et confirme une tendance installée depuis plusieurs années. Entre citadines qui résistent, SUV qui progressent et électrique qui s’installe durablement, ce bilan des immatriculations dresse un panorama complet de l’année écoulée.

Quelle est la voiture la plus vendue en France en 2025 ?

Avant de détailler le classement complet, un chiffre s’impose : plus de 101 000 exemplaires immatriculés pour le modèle en tête. Voyons qui domine ce podium et pourquoi.

Le modèle n°1 des ventes automobiles sur le marché français

En 2025, la Renault Clio confirme son statut de référence absolue du marché français. Avec 101 892 immatriculations sur l’année, la citadine au losange termine largement en tête, toutes motorisations confondues.

Ce résultat est d’autant plus remarquable que le contexte reste morose : le marché des voitures particulières neuves a reculé d’environ 5 % par rapport à 2024, avec 1 632 154 immatriculations au total, loin des plus de 2,2 millions enregistrés avant la crise du Covid.

Comment expliquer ce succès qui ne se dément pas ? Plusieurs facteurs se combinent :

  • Un rapport qualité-prix jugé équilibré par les acheteurs
  • Une offre de motorisations variée (essence, hybride), qui permet de limiter l’impact du malus écologique
  • Une notoriété installée depuis plusieurs générations

C’est la Clio V qui porte ce succès, juste avant l’arrivée programmée d’une nouvelle génération en 2026.

Mais derrière ce leader incontesté, la lutte pour les places suivantes est nettement plus disputée.

La bataille pour le podium : Renault Clio, Peugeot 208 et Dacia Sandero

Derrière la Clio, l’écart se creuse nettement. La Peugeot 208 conserve la deuxième place avec 73 092 immatriculations, mais accuse un net repli par rapport à 2024, où elle avait atteint près de 88 918 unités.

En pratique, ce recul s’explique par la hausse du prix d’achat et par une gamme vieillissante : la nouvelle génération n’est attendue qu’en 2027.

La Dacia Sandero complète le podium avec 64 400 exemplaires immatriculés. Portée par une politique tarifaire toujours agressive, la citadine roumaine reste la valeur sûre des budgets serrés. Elle doit toutefois désormais composer avec un malus écologique alourdi, qui peut grimper jusqu’à plusieurs centaines d’euros selon la motorisation choisie.

Ce trio de tête n’est que la partie émergée du classement. Voici à présent le tableau complet des dix modèles les plus immatriculés en France cette année.

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Top 10 des voitures les plus vendues sur le marché automobile français

Qui complète ce classement au-delà du podium ? Le tableau ci-dessous récapitule les dix modèles les plus immatriculés en France en 2025.

Le classement complet des modèles les plus populaires auprès des Français

RangModèleImmatriculations
1Renault Clio101 892
2Peugeot 20873 092
3Dacia Sandero64 400
4Citroën C357 599
5Peugeot 200854 635
6Peugeot 300838 675
7Renault 5 E-Techenviron 38 000
8Renault Captur
9Dacia Duster
10Toyota Yarisenviron 33 400

Ce classement confirme la mainmise des constructeurs français sur le marché domestique : Renault, Peugeot, Citroën et Dacia occupent l’essentiel des dix premières places. La Toyota Yaris est la seule référence étrangère à s’y glisser 6 une voiture qui, il est vrai, est assemblée en France.

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Au-delà de ce top 10, deux grandes familles de véhicules structurent réellement le marché : les citadines et les SUV compacts.

Les citadines : la catégorie reine des immatriculations de voitures neuves

Le trio Clio-208-Sandero illustre à lui seul la place centrale qu’occupent encore les citadines dans les habitudes d’achat françaises. Malgré la montée des SUV et l’essor de l’électrique, ces modèles compacts restent le premier réflexe des automobilistes.

Cela s’explique en grande partie par leur coût maîtrisé, aussi bien à l’achat qu’à l’usage. Un avantage décisif dans un contexte de pouvoir d’achat contraint et de malus écologique renforcé sur les véhicules plus lourds ou plus puissants.

Les SUV urbains et compacts : une présence renforcée dans le top des ventes

À côté des citadines, les SUV compacts confirment leur ancrage dans le quotidien des Français. Le Peugeot 2008 s’impose comme le SUV le plus vendu de l’Hexagone, devançant largement son grand frère le 3008 ainsi que son concurrent direct, le Renault Captur.

Le Peugeot 3008, de son côté, distance nettement le Renault Austral malgré le restylage récent de ce dernier. Cela lui permet de capitaliser sur une gamme de motorisations plus large et des prix d’entrée plus accessibles.

Reste une question centrale pour 2025 : comment se comportent les motorisations électriques et hybrides face à ces best-sellers thermiques ?

Le classement des ventes de voitures électriques et hybrides en 2025

L’électrification du marché français franchit un nouveau cap cette année. Concrètement, à quoi ressemble ce classement une fois l’on isole les motorisations électriques et hybrides ?

Les modèles 100 % électriques (BEV) les plus vendus en France

L’électrique poursuit sa progression en 2025, avec plus de 300 000 immatriculations de véhicules 100 % électriques, soit environ 20 % du marché total. Un seuil symbolique qui confirme l’ancrage progressif de cette motorisation.

Élue voiture de l’année 2025, la Renault 5 E-Tech domine très largement ce segment avec près de 38 000 unités vendues. Elle a notamment été portée par le dispositif de leasing social, qui a dopé ses ventes en fin d’année.

La Tesla Model Y arrive en deuxième position du classement électrique, mais avec seulement 19 207 immatriculations — un volume deux fois inférieur à celui de la R5 et une baisse de plus de 30 % par rapport à 2024. Ce recul traduit à la fois un ralentissement de la demande pour le SUV californien et une concurrence européenne de plus en plus affirmée sur le segment électrique.

Si l’électrique progresse, qu’en est-il des motorisations hybrides, longtemps considérées comme la solution de transition ?

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La montée en puissance des motorisations hybrides et hybrides rechargeables

Les motorisations hybrides poursuivent elles aussi leur progression, portées par une offre de plus en plus large chez tous les constructeurs généralistes. Elles séduisent les acheteurs en quête d’un compromis entre autonomie, performances et consommation, sans les contraintes de recharge propres au tout électrique.

Les hybrides rechargeables, en revanche, voient leur attractivité fiscale reculer. Elles ne bénéficient plus de l’exonération de malus dont elles profitaient jusqu’en 2024, et sont désormais pleinement soumises au barème CO2 à partir de 2025.

Ces résultats par modèle ne disent pas tout : qu’en est-il de la hiérarchie entre constructeurs ?

Performances des constructeurs : quels sont les leaders du marché français ?

Renault, Peugeot, Volkswagen, Toyota… Qui domine réellement le marché une fois les ventes agrégées par marque ? Le tableau des constructeurs livre une lecture différente, parfois surprenante, du marché 2025.

La domination des groupes français : Stellantis vs Renault Group

Sur le plan des marques, Renault termine l’année en tête avec 285 531 voitures particulières neuves immatriculées, renforçant sa première place devant Peugeot.

Gros plan sur Lamborghini jaune avec phares acérés, reflet de la voiture la plus vendue en France en 2025.

De façon plus large, le Renault Group affiche de meilleurs résultats que Stellantis sur l’exercice 2025, avec une légère hausse des ventes de l’ordre de 1,2 %, quand le groupe issu de la fusion PSA-Fiat Chrysler peine à maintenir ses volumes. Dacia conserve pour sa part la troisième position du classement des marques, confirmant la solidité du modèle low-cost du groupe Renault.

Mais les constructeurs tricolores ne sont pas les seuls à tirer leur épingle du jeu.

Les marques étrangères et asiatiques les plus plébiscitées

Volkswagen reste le constructeur étranger le plus vendu en France, avec 110 960 immatriculations en 2025, malgré une baisse de 7 % par rapport à 2024 — supérieure au repli moyen du marché.

La marque allemande devance de peu Toyota, qui totalise 110 071 immatriculations, portées notamment par le succès persistant de la Yaris. En pratique, le T-Roc, le Tiguan et la Polo constituent les piliers de la gamme Volkswagen en France, tandis que les modèles électriques ID.3, ID.4 et ID.7 profitent d’un contexte plus favorable aux véhicules zéro émission.

Comment expliquer ces mouvements de marché ? La réponse tient en grande partie à la fiscalité automobile, profondément remaniée en 2025.

Les facteurs clés ayant façonné le marché automobile neuf en 2025

Malus renforcé, bonus supprimé, nouvelle norme européenne : 2025 marque un véritable tournant réglementaire. Quel impact concret ces changements ont-ils eu sur les choix des acheteurs ?

L’impact du bonus écologique, du malus CO2 et des aides à l’achat

L’année 2025 marque un tournant dans la fiscalité automobile française. Le bonus écologique pour les particuliers avait déjà été supprimé pour les personnes morales dès février 2024, et celui destiné aux véhicules utilitaires légers a pris fin le 2 décembre 2024.

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Depuis le 1er janvier 2025, les certificats d’économies d’énergie (CEE) sont devenus le principal levier d’aide à l’achat d’un véhicule électrique, en complément du dispositif de leasing social qui a permis de soutenir les ventes de modèles comme la Renault 5.

Côté malus, le seuil de déclenchement a été abaissé à 113 g/km de CO2 en 2025, avec un plafond pouvant atteindre 70 000 euros pour les véhicules les plus émetteurs. Cette sévérisation progressive du barème, combinée à la mise en œuvre de la norme européenne CAFE au 1er janvier 2025, a pesé sur les choix des acheteurs. Concrètement, cela pousse une partie d’entre eux vers des motorisations hybrides ou vers des modèles plus légers, mieux positionnés face à la fiscalité environnementale.

Ce durcissement fiscal ne touche pas uniquement les particuliers : les flottes d’entreprises sont elles aussi directement concernées.

Évolution des ventes aux particuliers face aux flottes d’entreprises

Les entreprises, privées de bonus écologique depuis 2024, doivent composer avec un malus renforcé et une taxe sur les véhicules de sociétés (TVS) plus contraignante. La baisse de l’avantage en nature sur les véhicules thermiques de fonction pèse également sur les arbitrages des gestionnaires de flotte.

Cela permet, en creux, de comprendre pourquoi les entreprises intègrent une part croissante de véhicules électriques ou légers dans leurs achats, sous la pression conjuguée du verdissement obligatoire des flottes et de la fiscalité CO2.

Du côté des particuliers, la prudence reste de mise face à des prix d’achat élevés et à un contexte économique incertain. Cela explique la préférence persistante pour des modèles accessibles comme la Clio, la Sandero ou la 208, plutôt que pour des véhicules plus chers, même mieux équipés.

Durcissement fiscal, incertitude économique, évolution de l’offre : cette combinaison de facteurs dessine un marché automobile français en pleine recomposition à l’aube de 2026.


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Publié par Michel Vauler

Michel Vauler

Passionné d’automobile depuis toujours, c’est dans l’univers de la moto que je trouve ma véritable inspiration. Je m’appelle Michel, et j’ai co-créé ce blog pour partager ma passion des deux et quatre roues. Amoureux des sensations fortes et curieux de chaque innovation, je parcours les routes et les événements pour vous apporter les dernières actualités, des conseils pratiques et des analyses approfondies. Mon objectif : transmettre cette passion et vous accompagner dans vos découvertes mécaniques. Bienvenue sur Euromotors, là où chaque moteur trouve sa place !

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